Une étude réalisée au Royaume-Uni par Millenium cohort study* sur plus de 18 000 enfants suivis de l’âge de 9 mois à 5 ans montre que le fait de désirer son enfant peut influer sur son développement. Les enfants programmés par FIV ou qui ont été désirés seraient plus éveillés que les autres, mais pour un temps seulement car ils rattraperaient leur retard plus tard. Lire la suite

Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont étudié quatre groupes d’enfants : ceux nés après une grossesse prévue, ceux nés après une grossesse non prévue et non désirée, ceux provenant d’une grossesse non prévue mais heureuse et ceux nés après une conception médicalement assistée.
Les enfants de ces quatre groupes ont été évalués sur leurs différentes capacités cognitives comme l’habilité verbale, les aptitudes non verbales et l’habilité spatiale.
Résultat, les enfants issus de grossesses non prévues se développeraient plus lentement, notamment au niveau du langage avec un vocabulaire plus limité.

Une différence de quatre mois

Ce retard serait équivalent à quatre mois chez les enfants non désirés, à l’entrée en maternelle. En revanche, les enfants issus de PMA (procréation médicalement assistée) obtiendraient de meilleurs scores aux tests de langage avec une avance de trois à quatre mois sur les enfants désirés mais issus d’une conception naturelle, et de huit mois sur les enfants non désirés. Cependant, ils ne seraient pas meilleurs pour les aptitudes non-verbales et spatiales.

L’importance du contexte familial

Les recherches montrent cependant que le contexte familial permet d’annuler ces différences. L’avance des enfants désirés pourrait être réduite si le contexte familial est mauvais. Pour les enfants nés de fécondation in vitro, leur avance pourrait provenir des traitements contre l’infertilité, mais cela reste aujourd’hui une hypothèse.
Les chercheurs souhaitent insister sur l’importance de réduire les différences socio-économiques entre les enfants pour qu’ils puissent exploiter au mieux leurs capacités personnelles.

* Un des plus grands centre de recherche sanitaire qui étudie plus de 19 000 enfants depuis 2000

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