Une étude canadienne s’est penchée sur les facteurs susceptibles de déclencher un diabète de type 2 chez les femmes présentant un diabète gestationnel. Pour la première fois, des scientifiques ont découvert quels facteurs pouvaient engendrer le plus de risques pour elles.

Lire la suite Durant la grossesse, un certain nombre de femmes sont atteintes de diabète gestationnel, un diabète qui peut survenir lorsqu’une femme est enceinte et qui disparaît naturellement dans les semaines qui suivent l’accouchement. Ces femmes ont malheureusement plus de chances que les autres de développer plus tard dans leur vie un diabète de type 2, c’est-à-dire un diabète causé par différents facteurs « environnementaux ». Mais, jusqu’à présent, aucun facteur influençant ce phénomène n’avait été réellement repéré.

Trois facteurs principaux

Cette étude canadienne, du Women’s College Hospital de Toronto, a évalué 110 femmes atteintes de diabète gestationnel pour relever dans les six mois suivant leur accouchement les facteurs et les symptômes associés à de forts risques de maladies cardiaques, d’AVC et de diabète. Le suivi de ces sujets a duré environ cinq ans. Durant cette période, 23 femmes (21%) ont présenté un diabète de type 2.

Les conclusions de cette enquête ont montré que le risque de développer ce type de diabète était sept fois plus élevé chez les femmes ayant une tolérance réduite au glucose après l’accouchement. Les femmes de 35 ans et celles qui présentent un taux faible de cholestérol HDL (dit « bon cholestérol ») voient leurs risques d’avoir un diabète de type 2 multipliées par trois.

L’IMC en question

Comme pour tous types de diabète, les scientifiques ont également déterminé que les personnes en surpoids ou obèses étaient plus susceptibles de développer un diabète de type 2. En effet, le risque est multiplié par deux pour les femmes ayant un tour de taille supérieur à 88 centimètres dans les trois à six mois après l’accouchement. En dessous de 80 centimètres, la probabilité est fortement réduite.
Les chercheurs appellent également à la prudence car le risque augmenterait de façon significative en présence de deux facteurs ou plus. Une prochaine étude est d’ores et déjà prévue pour approfondir ce sujet dans le but, un jour, de pouvoir mettre en place un mode de vie préventif et une sensibilisation face à ce problème.

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