7 couples sur 10 auraient un enfant suite à une fécondation in vitro. C’est ce que révèle une enquête réalisée auprès de 6507 couples ayant réalisé une première fécondation in vitro (FIV) entre 2000 et 2002 dans les huit centres français d’aide médicale à la procréation étudiés.

70% des couples qui ont eu recours à la fécondation in vitro sont devenus parents par la suite. Sur ces 70%, 41% ont eu un bébé grâce à une FIV. La majorité d’entre eux ont connu une grossesse dès la première tentative (51%) alors que 26% d’entre eux ont dû faire un nouvel essai. 13% ont eu leur enfant à la suite de la troisième tentative, et 10% ont tout de même dû s’y reprendre à quatre fois pour procréer. En moyenne, les couples qui décident d’avoir un enfant doivent attendre cinq ans avant l’arrivée d’un bébé par fécondation in vitro.

La FIV échoue dans 59% des cas
Même si la fécondation in vitro en elle-même échoue dans la majorité des cas, 29% des couples accèdent par la suite à la parentalité en ayant recours à l’adoption ou à une autre aide médicale à la procréation. 11% de ces couples ont même conçu leur enfant naturellement. Cependant, 30% n’ont pas eu d’enfant après avoir eu recours à la fécondation in vitro.

Des résultats surestimés…
Ces chiffres semblent donc plutôt rassurants mais les enquêteurs supposent que « la proportion de réalisation du projet parental après arrêt du traitement dans le centre d’AMP est très probablement surestimée ». En effet, seuls les couples qui le souhaitaient, participaient au deuxième volet de l’enquête en répondant au questionnaire qui leur avait été envoyé. On peut donc supposer que ceux qui ont réalisé leur projet parental ont davantage répondu que les autres.

… mais tout de même encourageants
Pourtant, en tenant compte de ce critère, les experts estiment que 64 à 70% des couples ont réussi à avoir un enfant bien que ce ne soit pas toujours grâce à la fécondation in vitro. « Une telle approche met en évidence l’apport important du traitement par FIV pour ces couples, mais elle fait également apparaître que cette technique n’est pas l’ultime chance et que d’autres voies sont possibles », déduisent les auteurs de cette étude.

Retrouvez plus d’informations sur la fécondation in vitro sur le site internet de Psychoenfants, ici.

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