30 minutes d’exercice trois fois par semaine pendant la grossesse renforcerait le coeur des mamans et de leur bébé. Après sa naissance, l’enfant présenterait une meilleure constitution cardiaque et profiterait de ces effets positifs pendant son premier mois de vie.

Une étude réalisée sur 61 femmes par des chercheurs de la faculté de médecine de l’université de Kansas city aux Etats-Unis confirme les bienfaits de l’exercice physique pendant la grossesse. Pratiquer une activité physique adéquate aurait des effets bénéfiques pour le coeur du bébé après sa naissance. Les femmes qui ont participé à l’étude devaient intégrer des activités physiques dans leur quotidien à raison de 30 minutes trois fois par semaine. Résultat, le rythme cardiaque de leur foetus a diminué ce qui est le signe d’un bon coeur. Ces recherches étayent deux précédentes études sur le même thème. La première, menée en 2008, avait déjà montré la baisse du rythme cardiaque de l’enfant. En 2010, une seconde étude originaire de Nouvelle-Zélande s’intéressait à la pratique régulière de l’aérobic pendant la grossesse. Les enfants des femmes qui pratiquaient ce sport pendant leur grossesse naissaient avec un poids plus léger que les autres. Or, un bébé qui naît plus léger a moins de risques de faire de l’obésité infantile.

Des sports doux

La nouvelle étude apporte des précisions quant aux sports à pratiquer. En plus de l’aérobic, la natation, la marche rapide, le vélo d’appartement, le step ou les machines elliptiques peuvent s’adapter aux femmes enceintes, sous la surveillance d’un professionnel, et jamais par temps chaud ou humide. Le jogging, quant à lui, se pratique avec modération et reste réservé à celles qui prenaient l’habitude de courir avant leur grossesse. En revanche, les activités qui demandent de retenir sa respiration ou qui présentent des risques de chutes sont à proscrire.

La santé se joue avant la naissance

Les conclusions de l’étude montrent que faire de l’exercice pendant la grossesse  pourrait être la première mesure à adopter par la mère pour optimiser la santé cardiovasculaire de son enfant. « J’espère que ces résultats montreront que les mesures de prévention doivent débuter au cours de la grossesse plutôt que dans l’enfance », explique Linda E. Mai, physiologiste à l’Université de Kansas City, expert du développement cardiaque fœtal. Il reste cependant à vérifier si les bénéfices cardiaques pour l’enfant perdurent au-delà du premier mois de vie et conduisent finalement à un risque réduit de maladies cardio-vasculaires plus tard.

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