Des idées innovantes de crèches voient le jour en France alors que l’OCDE publie le rapport « Assurez le bien-être des familles » qui recommande  d’investir dans les modes de garde des enfants, et de raccourcir la durée des congés parentaux. Des mesures pour  relever la natalité et maintenir le travail des femmes.

La France se positionne championne d’Europe de la fécondité avec un taux de natalité proche de 2,1 enfants par femme. Un chiffre lié aux efforts réalisés en direction des familles et de la petite enfance, supérieur à la moyenne européenne (3,8% contre 2,4%) selon l’OCDE. Le facteur le plus efficace pour motiver la natalité d’un pays reste l’investissement dans les modes de gardes des jeunes enfants, d’après Olivier Téhvenon, l’un des auteurs du rapport. Outre les crèches, les congés parentaux doivent rester courts comme c’est le cas en Allemagne et en Scandinavie depuis 2007 pour ne pas éloigner les femmes trop longtemps de leur emploi. Il est de trois ans maximum en France, payé entre 140 et 550 euros par mois environ, et le taux d’emploi des Françaises entre 25 et 54 ans est de 76,6%. La garde des tout-petits reste un enjeu majeur pour l’hexagone.

Des crèches insolites

De nouveaux acteurs se lancent dans la création de crèches, à l’instar de la SNCF qui veut en installer au sein de certaines de ses gares. Elles seront destinées aux nombreux parents qui travaillent à l’extérieur de leur lieu d’habitation et qui font l’aller-retour dans la journée. L’expérience a déjà été menée en 2010 à Rouanne (Loire) où une ancienne bagagerie a été reconvertie en crèche. D’ici 2012, les gares d’Ermont-Eaubonne (Val d’Oise), et la Gare du Nord (Paris) accueilleront leurs propres crèches. Les locaux seront loués à des professionnels de la petite enfance qui prendront en charge la garde des enfants. Mais toutes les gares n’ont pas la capacité d’ouvrir une crèche. Pour cela, il faut posséder l’espace disponible. Une dizaine d’autres crèches devraient voir le jour dans les trois prochaines années.

Plus de flexibilité

En parallèle, se construit le premier réseau national de micro-crèches privées conventionnées. Leur particularité : elles accueillent neuf enfants au maximumt, âgés de 0 à 6 ans, et les horaires y sont plus flexibles que dans une structure classique. Les micro-crèches avaient été autorisées à titre expérimental par un décret du 20 février 2007 et ont pour objectif de compléter les crèches déjà existantes, sans les remplacer. Aujourd’hui, elles attirent communes, associations et  établissements publics en tous genres. Pour créer une micro-crèche, il faut cependant posséder impérativement les qualités requises pour s’occuper de jeunes enfants, et faire appel à au moins trois professionnels diplômés et une directrice. Le recrutement du personnel reste plus souple qu’ailleurs. Les salariés sont soit des assistantes maternelles qui ont reçu un agrément de plus de cinq ans, soit des diplômés CAP petite enfance avec au moins deux ans d’expérience auprès de jeunes enfants. Côté locaux, les micro-crèches peuvent s’installer dans une maison ou un appartement, de préférence en rez-de-chaussée, si cet espace répond aux critères de sécurité et d’hygiène obligatoires pour les établissements d’accueil de jeunes enfants, et si sa superficie est d’au moins 100 m2. La présence d’un espace privatisé dehors ou d’un jardin à proximité est fortement recommandée.
Ces innovations devraient faciliter la tâche des parents souvent démunis face au manque de structures d’accueil pour leurs enfants, et aider plus de mamans à reprendre leur travail.

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