Alors que Nicolas Hulot se déclare officiellement candidat à la présidentielle de 2012, plusieurs résultats d’études sur l’environnement paraissent. Les Français rejettent trois fois moins de CO2 que les américains, mais deux fois plus que la moyenne mondiale. Le CO2, mais aussi des produits chimiques comme le BPA, les pesticides, le mercure ou encore les phtalates sont mis en cause dans l’apparition de maladies. Un signal d’alarme est lancé aux autorités pour protéger les enfants et les foetus de ces menaces.

Que les familles nombreuses se rassurent. Ce sont elles qui rejettent le moins de CO2, selon le bilan d’une enquête Ipsos réalisée en 2010 auprès de 2036 Français, chefs de famille. Les cadres supérieurs et les retraités, vivant seuls, et dont le niveau de vie est plus élevé que la moyenne, sont les personnes qui rejettent le plus de CO2. Ils utiliseraient plus souvent l’avion et seraient moins sensibles à la hausse des prix que les ouvriers. Le bilan carbone s’alourdit lorsque ces célibataires vivent dans des petites communes où le réseau de transport en commun est peu développé.

Lien entre pollution et maladies

Le CO2 étant le principal gaz responsable du réchauffement de la planète, il est également nocif pour l’organisme. Lors du 3ème Colloque de l’Appel* de Paris sur la santé des enfants, les 12 et 13 avril dernier, l’ARTAC** a exprimé ses certitudes quant aux origines environnementales des maladies chroniques. Les enfants les plus exposés à la pollution de l’air développent plus de maladies que les autres à l’âge adulte. Selon les participants de ce colloque, il faut particulièrement protéger le fœtus, qui « garde en mémoire » l’intoxication qu’il subit pendant la grossesse. L’objectif de l’évènement est de mobiliser  le gouvernement pour qu’il mette en place des outils plus efficaces et mieux ciblés pour lutter contre la pollution qui va bien au-delà des simples rejets de CO2.

Des polluants présents à l’intérieur

Les enfants restent confrontés  à de nombreuses substances toxiques. L’association Air Breizh pour la qualité de l’air intérieur s’est penchée sur le cas de cinq crèches rennaises afin de déterminer le degré d’exposition des enfants accueillis dans ces structures aux polluants intérieurs. Elle révèle des concentrations de formaldéhyde (présent dans les plastiques, peintures…) supérieures à la valeur réglementaire. Les tout-petits respirent quotidiennement ce produit classé comme cancérigène et qui est susceptible d’entraîner des problèmes respiratoires aigus, de l’asthme ou encore des allergies.

* L’Appel de Paris est une déclaration internationale sur les dangers sanitaires de la pollution chimique qui regroupe plus de 200 000 signataires parmi les plus grands spécialistes du monde de la santé.
    
** Association pour la Recherche Thérapeutique Anticancéreuse




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