Une étude japonaise, conduite au Centre médical pour enfants de Shiga (Japon) et présentée fin mars à San Francisco, révèle que les aînés d’une fratrie souffrent plus souvent d’allergies alimentaires que leurs frères et soeurs plus jeunes.

L’étude s’appuie sur le cas de 13 000 enfants âgés de 7 à 15 ans. 4% des aînés présentent des symptômes d’allergies alimentaires. Les chiffres descendent à 3,5% chez les cadets et 2% chez les benjamins. Les travaux réalisés montrent aussi que les aînés souffrent plus souvent de démangeaisons, d’inflammations des yeux ou d’écoulements du nez que leurs cadets.

À l’origine : la grossesse

La cause de ce phénomène viendrait de la période prénatale. Les allergies alimentaires se programmeraient à l’intérieur du ventre de la mère. Le chercheur Takashi Kusunoki qui a mené l’étude, pense que la baisse des allergies dans la fratrie dépend du système immunitaire de la mère au moment de la grossesse. Les défenses de la mère augmentent au fil des naissances, et permettent de prévenir de futurs terrains allergiques chez les enfants.
Pour limiter les probabilités d’allergies, il est recommandé de ne pas avaler de cacahuètes, très allergènes, au cours du troisième trimestre de grossesse.

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