Le ministre de l’éducation a chargé Eric Debarbieux, spécialiste de la violence à l’école, d’un rapport sur le harcèlement scolaire. L’initiative du ministère fait suite à une pétition signée par plusieurs personnalités, dont le pédopsychiatre Marcel Rufo, qui dénonce le phénomène de « bouc-émissaire » et de souffre-douleur » dans les cours de récréation.

Les actions à mettre en place passeront en priorité par la prévention et l’instauration de sanctions. Les moyens de sensibiliser les élèves et le personnel enseignant seront débattus avec l’ensemble de la communauté éducative en mai 2011. Une grande enquête de victimation sera réalisée auprés des victimes de violences scolaires. Elle concernera 18000 élèves anonymes et l’ensemble des personnels de 300 collèges publics tirés au sort.

La France est en retard

Selon les signataires de la pétition, la France n’aurait conduit aucune politique nationale pour enrayer le phénomène des violences physiques et morales entre les enfants, en milieu scolaire. Le pays afficherait donc un retard par rapport à ses voisins européens. L’Angleterre par exemple célèbre le National Anti-Bullying Day  (journée nationale contre l’humiliation à l’école) le 1er novembre de chaque année.

En France, 15% des élèves de l’enseignement secondaire seraient victimes de harcèlement scolaire, selon les instigateurs de la pétition.

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