Suivre l’évolution du cadre de vie de l’enfant et ses conséquences sur son développement physique et mental est l’une des tâches que vont accomplir conjointement l’Ined et l’Inserm sur 20 000 enfants nés en 2011. Ils seront suivis jusqu’à l’âge adulte afin de comprendre comment l’ensemble de leur environnement influe sur leur développement.


L’Institut national d’études démographiques (Ined) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont annoncé le lancement de l’une des plus importantes études menées en France. Baptisée « Elfe », elle constituera pour la première fois une base de données multidisciplinaires qui devra notamment renseigner sur l’évolution des futures générations par rapport à leur environnement. Alors que selon l’Ined, « ce type d’étude existe à l’étranger depuis de nombreuses années », ce sera une première pour la France qui a bien du retard à rattraper. Elfe commencera à recruter des enfants à l’échelon national à partir de mars 2011, auprès de 350 maternités réparties sur le territoire métropolitain. Les aspects comme « mesurer les conséquences d’éventuels problèmes survenus au cours de la grossesse sur le développement de l’enfant » ou «  observer les pratiques alimentaires et leurs effets sur la croissance » seront abordés tout au long de cette enquête.

Les premiers résultats prévus pour 2013

Dès la naissance des nourrissons, les mères seront interrogées et les enfants examinés. Puis deux mois plus tard, elles seront de nouveau interrogées. Par la suite, les observations auront lieu aux anniversaires des enfants jusqu’à leurs 3 ans. Pour les chercheurs, l’objectif est de relever « les événements clés survenus pendant l’enfance, les mouvements d’entrée et de sortie dans une situation ou les changements d’état (par exemple, entrée et sortie dans la pauvreté, passage de l’enfance à l’adolescence, événements familiaux, etc.) ». L’une des questions importantes qui sera alors posée concerne l’influence des polluants sur nos vies et sur l’évolution des prochaines générations. Notons que l’étude permettra également de mettre à jour les « courbes de croissance physique » du carnet de santé.

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