Les résultats d’une récente étude réalisée par les chercheurs de l’Ecole de médecine de Stanford en Californie et dirigée par Fumiko Hoeft, ont affirmé que l’imagerie cérébrale des adolescents dyslexiques est le meilleur moyen de détecter les patients qui seront aptes à échapper à cette maladie.

En premier lieu, les chercheurs de l’Ecole de médecine de Stanford, en charge de l’étude, ont enregistré par IRM fonctionnelle l’activité cérébrale d’adolescents dyslexiques âgés de 11 à 14 ans au cours de la lecture. L’opération a été renouvelée deux ans et demi plus tard pour évaluer l’évolution ou la régression de ce trouble chez ces mêmes adolescents. Les chercheurs ont alors découvert que les enfants qui sollicitaient le plus le gyrus frontal inférieur, une région du cerveau droit impliquée dans la compréhension et la maîtrise du langage, étaient également ceux qui avaient le plus progressé dans la lecture. Fumiko Hoeft et ses collègues peuvent prédire une amélioration de la lecture pour plus de 70% des patients soumis à l’étude, seulement si la région du gyrus frontal est bien connectée aux régions du cerveau qui concernent l’audition.

Un réel espoir ?

« Cette découverte apporte un éclairage sur la manière dont le cerveau de certains dyslexiques compense les difficultés de lecture », a expliqué au Figaro Alan Guttmacher, directeur de l’Institut national américain de la santé de l’enfant et du développement humain, qui a financé cette recherche. « De la même manière, de nouveaux traitements pourraient être développés pour ceux souffrant de dyslexie dont le cerveau ne parvient pas à compenser ce trouble », a ajouté le Dr Guttmacher. Malgré une énorme avancée sur le sujet, cette étude est à relativiser car la dyslexie reste un trouble complexe et multifactoriel.



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