L’institut TNS Opinion vient de publier une étude qui propose de découvrir les façons de vivre, les opinions et l’avis des jeunes en général en les interrogeant sur les cinq continents.

À quoi rêve les jeunes ? Quels sont leurs aspirations, leurs modèles, leurs rêves, leurs peurs…?

Ces questions font partie d’une longue série proposée par les chercheurs de la Fondation pour l’innovation politique dans le cadre d’une étude qui vise à déterminer les pensées de la jeunesse d’aujourd’hui. L’institut TNS Opinion a alors interrogé 32 700 jeunes de 16 à 29 ans, et originaires de vingt-cinq pays. Si certains résultats étaient attendus, comme l’éternel pessimisme à la française, d’autres en revanche ont davantage surpris, comme celui montrant que la jeunesse chinoise est celle la plus préoccupée par la pollution mais également celle la plus favorable à la mondialisation (91 %). En analysant les résultats quant à la globalisation du monde, on perçoit par ailleurs qu’il existe un gouffre entre la jeunesse d’Europe et celle des pays émergents qui l’appréhendent plus comme une opportunité qu’une menace.

Entre bonheur personnel et inquiétude partagée

Les jeunes Français se déclarent à 83 % satisfaits de leur vie personnelle, un taux supérieur à la moyenne européenne (78 %), mais paradoxalement ils ne sont que 17 % à penser que l’avenir de leur pays est prometteur. Ce faible taux de confiance en l’avenir peut alors expliquer que les jeunes Français ont été 47 % à répondre que « fonder une famille » est ce qui correspond le plus à une vie satisfaisante. Cette étude montre que non seulement les Français aspirent à fonder une famille (un récent rapport de l’INSEE chiffre le taux de fécondité à 2,1 enfants par femme française alors qu’en Europe il n’est que de 1,6), mais également qu’ils sont satisfaits de leurs familles respectives puisqu’ils rattachent leur identité personnelle à leur famille (88 %) plus qu’à leur nationalité (63 %). Craintifs vis-à-vis de la mondialisation, et plutôt mal à l’aise dans leur époque, l’étude conclut que les jeunes autochtones utilisent leur cocon familial comme un refuge.

 

 

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