Des chercheurs slovènes et britanniques ont passé en revue les messages écrits sur un réseau social et un forum. Ils ont constaté que ceux qui obtenaient le plus de réponses étaient aussi ceux qui véhiculaient les émotions les plus négatives.

Ce sont près de 2,5 millions de messages postés par 18 000 utilisateurs qui ont été analysés sur le site de partage de lien digg.com et sur le forum du site de la BBC. Les chercheurs ont mis au point un logarithme qui donne à chaque message un « score de bonheur ». Celui-ci est calculé en fonction des émoticônes, des mots clés ainsi que d’autres marqueurs linguistiques.

Le bonheur n’attire pas

L’observation a mis en évidence que les messages qui suscitaient le plus de réactions obtenaient des « scores de bonheur » peu élevés. Ceux qui transmettaient des émotions positives ne récoltaient que peu de commentaires. De même, l’intervalle de temps entre le moment où le message est posté et le moment où il obtient un commentaire diminue avec le « score de bonheur ».
« Si vous voulez une longue conversation, ne commencez pas en disant « J’adore telle chose », du moins pas en ligne », commente Mike Thelwall, co-auteur de l’étude et directeur du groupe de recherche Statistical Cybermetrics au Royaume-Uni.

« Un comportement typiquement humain »

Ces résultats ne surprennent pas Tom Buchanan, psychologue à l’Université de Westminster à Londres : « En fait, tout cela est un comportement typiquement humain. Il est montré que la cohésion d’un groupe peut être liée à des sentiments négatifs envers les autres ». Il ajoute que « Les membres d’une communauté en ligne pourraient se réunir autour d’une attaque perçue sur eux ou sur certains aspects de leur identité. »

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