Des chercheurs sino-américains ont réussi à reconstituer le génome d’un fœtus à partir d’une prise de sang sur ses parents. Une découverte qui permettrait de dépister des maladies par un autre biais que l’amniocentèse, responsable dans 1 cas sur 100 de fausses couches.

Et si une simple prise de sang faite sur une femme enceinte permettait de découvrir le génome de son fœtus et ainsi de détecter une éventuelle anomalie ? Ceci n’est plus de la science-fiction depuis qu’une équipe sino-américaine dirigée par le Pr Dennis Lo vient de réaliser cet exploit.
L’équipe de chercheurs de l’université de Hong Kong n’a cependant réalisé ce travail que sur un couple. Les futurs parents portaient tous deux un gène muté susceptible d’entraîner chez leur futur bébé une forme grave d’anémie.

Le génome fœtal reconstitué

Un test classique, une biopsie de trophoblaste, a été effectué en même temps que des analyses sanguines du couple.
Grâce aux puissants appareils de séquençage, 4 milliards de molécules d’ADN ont été analysés chez la mère et comparés en 900 000 points à ceux du père. À l’issue de cette étude, le génome fœtal a pu être reconstitué.
Une prouesse qui pourrait permettre, à terme, d’éviter des examens comme la biopsie de trophoblaste ou l’amniocentèse qui entraînent des fausses ouches dans 1% des cas. Mais cette technique, très complexe et lourde, ne pourrait pas être appliquée avant un certain nombre d’années dans les laboratoires de diagnostic prénatal.

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