Un colloque sur le Distilbène, organisé par l’association DES France, a eu lieu vendredi 19 novembre. Le Distilbène, prescrit pour éviter les fausses-couches, a provoqué des malformations et des cancers. Des traces du Distilbène persisteraient dans la 3ème génération.

Ils seraient 160 000 « enfants Distilbène » en France, nés entre 1948 et 1977. Le Distilbène, hormone féminine de synthèse, était prescrit autrefois pour prévenir les risques de fausse-couche.
L’ironie veut que les mères ayant pris la pilule miracle n’ont pas été sujettes aux complications. C’est chez leurs enfants qu’elles se sont manifestées. Les « filles DES » (nom international du Distilbène), peuvent présenter un utérus déformé. Celui-ci diminue les chances de tomber enceinte et accroît les risques de complications pendant la grossesse. Pire, les cas de cancer du sein, du vagin, de l’utérus et des testicules sont devenus typiques chez cette génération.

La 3ème génération Distilbène touchée

Les « petits-enfants Distilbène » présenteraient, eux aussi quelques symptômes, moins graves cependant que chez leurs parents. Les études sont en cours mais il semblerait déjà que le nombre de ces enfants nés grands prématurés est plus important que la moyenne. Les filles auraient leurs règles plus tard et les garçons présenteraient une malformation de la verge. Tous seraient sujets à un rétrécissement de l’oesophage. Cependant, ni déformations de l’utérus et ni risques de cancer élevés ne seraient présents chez ces enfants.

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