Une récente étude américaine révèle que plus un enfant acquiert de compétences langagières et moins il a recours à la violence.  En effet, mettre des mots sur leurs émotions permettrait aux garçons notamment une meilleure maîtrise d’eux-mêmes.

Une étude étatsunienne,* menée conjointement par des chercheurs de l’université du Michigan et de l’école de médecine d’Harvard, vient de démontrer que l’apprentissage du vocabulaire aiderait les enfants à canaliser leur violence. Il a aussi été établi que, si les petits garçons étaient plus bagarreurs que les filles, c’est parce qu’ils avaient plus de difficultés qu’elles à s’exprimer. Or, les résultats de l’enquête montrent pour la première fois que les garçons ayant les meilleures habiletés langagières ont plus de facilités à se contrôler que ceux dont le vocabulaire est moins riche mais aussi que leurs homologues féminines.

Ainsi, l’auteure principale de l’étude, Claire Vallotton, préconise dès la maternelle, « l’apprentissage des compétences sociales et émotionnelles » dans le programme scolaire afin  d’encourager les tout-petits à utiliser leurs mots pour résoudre leurs  problèmes. Le but étant d’éviter qu’ils aient recours à la violence physique. 
Autre bonne nouvelle pour les parents : un enfant qui  a une bonne maîtrise de lui a plus de chance d’avoir un bon parcours scolaire.

* Enquête menée par Claire Vallotton, professeur adjoint du développement de l’enfant à l’Université d’Etat du Michigan, et Catherine Avoub de l’Ecole de médecine d’Harvard à partir de données prélevées lors de précédentes recherches auprès d’enfants de 1 à 3 ans.

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