Le 15 juin, Nadine Morano, secrétaire d’État à la famille, et Fadéla Amara, secrétaire d’État à la politique de la ville, ont inauguré la première crèche Espoir Banlieues à Mantes-la-Jolie.
Une initiative dirigée par la Caisse nationale des allocations familiales afin de développer des modes de garde répondant aux attentes spécifiques des quartiers.
230 projets menés par des associations, des communes et des communautés de communes ont été retenus. Une enveloppe de 73 millions d’euros sera utilisée d’ici à 2012 pour la création de ces structures qui offriront plus de 3000 places.


Questions à Gilles Bonef, directeur de la crèche « Les P’tits lapins » à Mantes-la-jolie :

Quelles sont les spécificités de votre crèche ?
Elle bénéficie des subventions d’État du plan Espoir Banlieue. À ce titre, nous devons offrir sur le territoire un accueil avec une amplitude horaire (de 6h à 20h). Nous avons l’objectif d’ouvrir les week-ends, les jours fériés et même la nuit, d’ici quelques années.
Nous avons également cinq places réservées à des enfants dont les parents sont en formation ou en recherche d’emploi afin qu’ils se libèrent plus facilement pour aller à des entretiens par exemple.
Enfin, nous avons trois contrats offerts à des personnes qui habitent les environs. Ce sont des contrats aidés de 22 à 26 h hebdomadaires, rémunérés, qui complètent la formation qu’ils suivent dans le social, la petite enfance…
Nous avons aussi des partenariats avec des acteurs d’insertion. Des parents peuvent suivre leurs cours d’alphabétisation pendant que nous gardons les enfants.

Quel est le profil des parents ?
Il y a une certaine mixité. Nous avons 29 enfants du Val Fourré, six de Gassicourt, un quartier limitrophe, et deux enfants du centre ville. 5 des familles sont monoparentales.

Quel a été l’accueil des parents quand ils ont su que cette crèche allait ouvrir ?
Excellent ! Nous sommes même un peu victimes de notre succès. Certains pensent que c’est une crèche exclusivement d’insertion mais non, nous n’avons que 5 places sur 28 qui y sont dédiées.

En tant que crèche « espoir banlieue » vous avez des comptes précis à rendre…
Oui à nos partenaires financiers qui sont le Conseil Général, la Caf, la ville de Mantes-la-Jolie… Nous ferons deux à trois fois par an un bilan devant le comité de pilotage sur le nombre de places, notre fonctionnement…

En quoi votre crèche est-elle synonyme d’espoir ?
C’est un tremplin pour l’insertion des personnes travaillant au sein de la crèche et qui recherchent une expérience auprès des enfants. Elles repartent avec une formation qualifiante. Et puis, nos cinq places d’insertion permettent aux parents qui ont des besoins de garde d’aller à un entretien, de chercher un emploi plus facilement.

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