Une étude menée par un kinésiologue, Tommy Chevrette, met en exergue le fait que l’anxiété des enfants est omniprésente et qu’elle se manifeste même la nuit.

Lors de ses recherches au centre Fernand-Seguin, au Canada, Tommy Chevrette, un kinésiologue, a démontré que, durant leur sommeil, les enfants anxieux avaient une fréquence cardiaque plus élevée et qu’ils mettaient plus de temps à atteindre le sommeil paradoxal. Pour réaliser cette expérience, Tommy Chevrette, a donc sélectionné 38 jeunes âgés de 10 à 17 ans et les a séparés en deux groupes : les enfants souffrant de trouble anxieux et un groupe témoin.

Un sommeil plus agité

Durant deux nuits, au laboratoire du sommeil, des électrodes ont été disposées sur la tête, la poitrine et les jambes des sujets afin d’enregistrer l’activité du cerveau et du cœur, ainsi que les mouvements des jambes et les mouvements respiratoires. Il en ressort que 95 % des enfants anxieux présentaient de grandes difficultés à dormir seuls ou hors de l’habitat familial. De plus, la durée de leur sommeil était plus faible : 468 minutes contre 515 pour le groupe témoin.

Une question d’hypervigilance

Plus craintifs, les anxieux sont sans cesse en alerte et leur niveau de vigilance ne fait qu’augmenter en fonction des facteurs de stress. Normalement, cette hypervigilance n’est pas censée se manifester lors du sommeil où l’organisme devrait être au repos. Afin d’abaisser cette hyperactivité, Tommy Chevrette expérimente une thérapie basée sur l’autorégulation. Elle consiste, lors d’activités physiques, à exposer l’enfant à des situations stressantes. Progressivement, l’enfant est invité à surmonter ses difficultés et à se surpasser pour recouvrer l’estime de soi.

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