La Secrétaire d’Etat à la famille et le Président de la Miviludes* viennent de lancer une campagne de sensibilisation contre « les dérives sectaires » destinée aux familles. Selon eux, le nombre d’enfants élevés dans un contexte sectaire, en France, ne cesse d’augmenter.
Lundi 16 janvier 2012, Claude Greff, Secrétaire d’Etat à la famille et Georges Fenech, Président de la *Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires (MIVILUDES), ont lancé une campagne de sensibilisation aux « dérives sectaires ». « Nous voulons une action coup de poing » a affirmé la Secrétaire d’Etat. Pour ce faire, ils ont tout deux signé une convention qui prévoit : une information commune destinée aux familles et postée sur le site Internet de la Miviludes dès le 9 février, de nouvelles formations destinées aux professionnels de l’enfance et aux écoutants de l’association « Allo 119 Enfance en danger ». La connaissance des dérives sectaires sera approfondie dans les centres et les instituts de formation dès le mois de mars 2012.
10 000 affiches
Dans la même journée, Claude Greff s’est également rendue au lycée Faidherbe de Lille où elle a collé la première affiche de la campagne de sensibilisation. « Face au phénomène sectaire, parents, soyez vigilants », voici le message qui y figure et qui sera transmis grâce aux quelques 10 000 affiches qui seront diffusées dans différents lieux fréquentés par des enfants et leur famille. Sont en particulier concernés : les établissements scolaires, les crèches, les services sociaux chargés de la petite enfance, les maisons d’adolescents, les Points Info Famille ou encore les Caisses d’allocation familiale.
La santé, une cible de choix
De nos jours, les gourous passent par le domaine de la santé pour convaincre de nouveaux fidèles. Claude Greff explique que l’attention est alors portée sur les enfants, considérés comme des proies faciles : « Confrontés à des problèmes touchant leurs enfants, les parents désarmés ne savent pas toujours vers qui aller ». C’est lorsque la médecine traditionnelle échoue, qu’il est alors aisé d’entraîner les familles vers ce que l’on appelle les « déviances thérapeutiques ». En France, environ 60 000 à 80 000 enfants sont élevés dans un contexte sectaire.
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nous invitons les Parents responsables à écrire à Mme Greff (en nous remettant copie reseau.parental chez wanadoo.fr ) afin de lui faire part des demandes des familles affectées qui souhaitent protéger leurs enfants des dérives sectaires, mais en sont empêchés par des fonctionnements très discutables de l’appareil judiciaire et de l’administration. Comme je l’ai déclaré par deux fois lors des auditions à l’Assemblée Nationale dans le cadre de la Commission d’enquête Parlementaire sur “les pratiques sectaires qui mettent en péril les enfants” en 2006, 95% des problématiques sectaires se font jour autour du divorce et de la séparation parentale devant l’immense majorité des parents qui se retrouvent éliminés judiciairement de la vie de leurs enfants en danger sectaire. En tant qu’association de Soutien à la Parentalité, nous constatons que l’appareil judiciaire par des décisions peu préventives, cautionne ainsi l’aspiration des enfants dans les griffes du phénomène sectaire. Nous demandons aux pouvoirs publics et au groupe d’étude sur les dérives sectaires à l’Assemblée Nationale d’entendre Mme la Secrétaire d’Etat qui s’occupe maintenant de problématiques sectaires, d’autant qu’à ma connaissance, elle n’a pas encore répondu aux parents, grands-parents affectés dont les enfants sont soumis contre leur gré.
La commission parlementaire secte et mineurs a auditionné l’ensemble des représentants ministériels. Moins de 20 cas étaient répertoriés pouvant entrer dans le cadre de l’étude. Le représentant de l’Education Nationale en dénombrait à peine une dizaine. Suite à cela, Monsieur Fenech, président de cette commission a déclaré à la presse que 20 000, puis 60 000, enfin 80 000 enfants étaient en danger. Mais ces chiffres sont non seulement étrangement variables, mais surtout infondés. On entend ici dans la bouche des représentants gouvernementaux sous une forme intentionnellement alarmante de grandes généralités.
Alors que nos enfants souffrent d’une éducation nationale défaillante dans sa mission, qu’ils sont la proie des dealers de la rue, comme de ceux de la chimie institutionnelle (sous prétexte qu’ils bougent trop ou n’écoutent pas assez, etc.), que l’usage abusif de l’alcool les guette, voilà qu’on voudrait nous faire croire à des histoires à dormir debout. Tout cela ne tient pas la route.
Merci pour l’info,
Il faudra également se méfier des dérives des services sociaux (parallèlement) si on en juge par celle actuellement en cours en angleterre : http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/01/29/vols-denfants-par-services-sociaux-angleterre/